mardi 5 mars 2013

Poser des limites, oui mais comment?


Je continue ici à poursuivre le récit de ce qui m'a conduit à l'équi-coaching et les liens constants qui se font entre le monde de l'entreprise (parfois le monde tout court) et les chevaux. L'arrivée du cheval Lancelot est commenté dans  Vision de travailleur; celle du poulain Tchekhov dans Quel positionnement hiérarchique .
Une fois la relation avec Lancelot établie, j'ai eu la possibilité de déménager dans un lieu un plus grand.
Par bonté d'âme comme je partais en formation la propriétaire des lieux a voulu mettre Tchekhov dans le même parc que son étalon Black Silver. Cette initiative a bouleversé notre route.  L'étalon a littéralement tabassé le poulain et m'a fauché au passage, m'envoyant à l'hôpital dont je ressortis quelques heures plus tard avec un beau plâtre des orteils au genou. Plus qu'une limite posée, Black Silver demandait que le poulain dégage...

Lancelot fut donc ramené auprès de Tchekhov et tout rentra dans l'ordre pour quelques temps. Je devais en effet repartir en formation avec Lancelot et le problème de trouver un compagnon à Tchekhov fut à nouveau posé. Il était hors de question de le remettre avec l'étalon de ma propriétaire. Après beaucoup de remue-méninge nous l'avons mis avec le fils du dit étalon - Surry - qui était à peu près du même âge que Tchekhov. Il était cependant chez lui et mon poulain fut à nouveau agressé. Pendant toute sa jeunesse Tchekhov fut très régulièrement mordu ou botté, il en a longtemps gardé une robe très couturée.
Vint le moment de son débourrage et comme une certaine joie d'accompagner Lancelot en camion. Bien qu'il ait été qualifié de "cheval difficile" son apprentissage fut sans encombre. Reste cet épisode où alors que je participais au module final de formation avec Lancelot, Tchekhov dans un box avec vue sur la piste n'a cependant pas supporté d'en être séparé. Et démontrant l'énergie du désespoir il se mit à escalader la porte. L'instructeur pris les choses en main et alors qu'il se préparait à attacher le poulain haut et court au plus haut des barreaux pour qu'il se calme je me suis interposée. La violence que je ressentais derrière cette limite posée de façon agressive était pour moi inacceptable. Je doute des méthodes de punitions et je ne vois pas ce que le poulain aurait pu en retenir de positif... Là il a appris que je le défendais d'un homme en colère!

Alors comment poser des limites?
En entreprise en tant que manager, la clarté d'un cadre de travail est indispensable pour qu'il soit respecté. Sans limite, chacun interprète sa vision des missions à sa façon et cela peut mener au chaos. Cependant qu'un cadre bétonné peut mener à l'irrespect, trop peu de cadre amène au même résultat! Alors comment s'y prendre?
  • S'assurer que le cadre est clair
  • Repérer quand les limites sont franchies et le signaler directement calmement
  • Apprendre à les faire respecter
Ce qui m'a interpellé dans la façon dont l'instructeur agissait avec Tchekhov est que la réaction résultait d'une même violence que l'étalon Black Silver. Dans ce cas, le respect de la règle serait venu de la terreur de la sentence et pas obligatoirement de la compréhension de la règle.
Installer un cadre se fait dès l'entrée en relation car nous avons besoin de repères pour évoluer. Et de chaque relation viendra un cadre et une limite différente, le respect de la limite se fera selon notre préférentiel de communication.

Pour un manager ou un dirigeant, la position hiérarchique complique parfois la pose du cadre.

Comment apprendre l'art et la manière de poser et maintenir un cadre?
Par l'assertivité. L'assertivité c'est l'affirmation de soi dans le respect de l'interlocuteur.
Les chevaux sont très inspirants pour cela car dès qu'ils rentrent en relation - on entend souvent dire : "il cherche à savoir qui est le leader" - c'est au-delà de ça : ils cherchent à savoir s'il peut être en confiance, si vous êtes cohérent, consistant. Car il en va de sa survie d'être bien entouré.

Dans l'article sur le positionnement hiérarchique la façon de poser des limites de Lancelot est celle d'un leader sûr de lui, posant un cadre clair sur ce qui est autorisé, toléré ou interdit. La rencontre avec Black Silver démontrait un style de leadership agressif ou l'autre était tenu d'obtempérer dans la seconde peu importe que la règle soit connue ou non, et la sentence était violente.

Manager les limites peut se faire de manière assertive ou de manière agressive, et ce n'est pas toujours facile comme en témoigne cette dirigeante :

Marianne W. : "cela me parassait difficile de m'imposer sans être agressive"

Les chevaux vous offrent cette prise de conscience immédiate sur le type de positionnement personnel que vous prenez dans une relation et la qualité qui en découle. Vous pouvez alors apprendre à poser un cadre et faire respecter des limites avec assertivité et dans le respect.

lundi 11 février 2013

L'entreprise appauvrie en créativité


Nous sommes tous des génies... sans nous en donner les moyens!
Plus je reçois d'informations moins je peux en garder car ma capacité à engranger des faits nouveaux est limitée. Ce seuil de possibilité de la mémoire est universel, c'est pareil pour vous comme pour moi.
Si on me donne 7 informations, je vais les retenir. Mais si on m'en donne une huitième, mon seuil de la possibilité de la mémoire est dépassé. Je ne vais donc pas pouvoir la garder à moins d'en effacer une autre des 7 précédentes retenues.
Si ce qui précède s'adressait à l'éducation, on comprendrait qu'il est scandaleux d'obliger des élèves à rester une heure en cours pendant laquelle bien plus de 7 informations leur sont donnés... en réfléchissant quelques secondes, on comprendra que l'on reproduit la même chose en entreprise!

Depuis l'école nous sommes conditionnés à donner une seule bonne réponse, celle que le professeur attend. L'éducation instituée est celle des dominants qui n'ont pas le droit à l'erreur, et dans l'entreprise les collaborateurs reproduisent cette attitude. Ce n'est ni très porteur, ni très créatif.

Il serait en effet préférable de maintenir ses collaborateurs en éveil sur un temps de réunion variant d'une demie heure à 45 minutes suivie d'un bon temps de pause pour permettre d'intégrer ce qui s'est dit pour passer à la suite*. Question de capacité de concentration du cerveau... Mais il n'y a pas que cela...

Nous vivons une crise des ressources humaines, nous sous-utilisons nos talents. 
Sir Ken Robinson - leader internationalement reconnu dans le domaine de l'éducation, l'innovation et la créativité - en parle très bien dans un exposé de TED d'une vingtaine de minutes que je vous invite à prendre le temps de regarder :

Alors... peut-on re-devenir créatif?
La réponse est oui! Pour cela des outils comme la pleine conscience sont terriblement efficaces mais surtout en activant les trois points suivants :

Soyez curieux : Nos meilleures idées nous viennent rarement derrière un écran qu'ils soient d'ordinateurs ou de télévision, or c'est pourtant devant eux que nous passons le plus clair de nos journées et de nos soirées. L'entreprise qui attend des solutions de génie en maintenant ses collaborateurs dans un quotidien balisé comme une autoroute fait fausse route (si vous me permettez le jeu de mots!). Sortir de l'entreprise, observer, se poser des questions, trouver la bonne idée en faisant un footing, accueillir les loufoques à votre table de réunion ou de restaurant... voilà qui va contribuer à vous ouvrir de nouveaux horizons.

Rêvez éveillé : Laisser son esprit caracoler sur des chemins inédits sans se dire "c'est impossible"... car il y a toujours du possible encore invisible dans le réel... toujours! Pour développer votre posture de rêveur je vous invite à lire le très bon article de Karine Aubry : "Faire taire le critique".

Soyez organisé : Créativité ne signifie pas chaos. L'organisation et la rigueur sont nécessaires... ainsi que de prendre le temps, ce temps destiné à ce qui précède.
Prévoir l'intégration car pour conserver la huitième information qui sera oubliée ou retenue au détriment des 7 précédentes, il est important de faire des pauses pour permettre l'assimilation, pour permettre l'action par la notion taoïste chinoise du wu-wei : "Ne fais rien, ainsi tu mettras en action cette partie qui travaille pour toi".

 

L'équi-coaching peut vous aidez à (re)devenir génial!
Quoi de plus loufoque que de jouer au ballon avec un cheval? Cette jeune banquière qui en a fait l'expérience nous a laissé le témoignage suivant : "c'est une technique d'apprentissage de soi et des autres grâce à la relation établie avec la plus noble conquête de l'homme. Le but étant de permettre à chacun de se dépasser et d'optimaliser les contacts-échanges au niveau professionnel et privé. Et c'est génial!" (Sylvie L.)
Ma question de coach : quand et où avez-vous trouvé votre dernière vraie bonne idée?

*Source : Génie toi-même de Philippe Brasseur, Editions Casterman - 2012






mardi 29 janvier 2013

Un cerveau relationnel

Comme mentionné dans le billet précédent sur le développement des potentiels, l'environnement intervient pour une grande part dans le fonctionnement du cerveau. La preuve? Rencontrer un de vos collaborateurs ou un de vos clients en charmante compagnie au pied de la Tour Eiffel, le(s) même(s) dans votre bureau ou le lendemain sur le quai du métro ... vos réactions seront très différentes d'un contexte à l'autre, et selon qu'il pleuve ou qu'il fasse grand soleil, que cela soit le matin ou en début de soirée.
Pourquoi notre cerveau ne donne-t-il pas la même réponse standard?
Parce que dans cette "boîte" promenée au sommet notre corps se trouvent les neurones miroirs. Leurs fonctions - du moins celles découvertes à ce jour - interviennent dans l'apprentissage. A l'aube de bien des découvertes, les scientifiques constatent aussi que cette fonction des neurones miroirs agit non seulement au niveau de l'activité motrice mais également dans les notions de sympathie, d'empathie et de compassion. L'être humain est donc fondamentalement relié aux autres, fondamentalement relié à l'environnement.

Un exemple : avec un IRM on peut constater que lorsque vous regardez votre client prendre un stylo bille avec la main droite pour signer le contrat que vous lui tendez, un circuit spécifique dans la zone pré frontale va s'animer... Jusque là tout va bien!

La surprise c'est que - comme vous aussi vous passez un IRM au même moment - on va constater que dans VOTRE cerveau le même circuit spécifique qui anime votre bras va s'activer pour prendre un stylo bille de la main droite cependant que vous restez immobile!!! Vous êtes en lien avec votre client...

Un cerveau relationnel alors!
Nous avons un cerveau relationnel et nos comportements en découlent. En donnant à l'autre toute son importance nous changeons diamétralement le sens de notre communication, il devient un être à part entière. C'est en étant empathique, à l'écoute de l'autre que se trouve souvent l'origine de bien belles entreprises. Remercier votre client pour la signature du contrat devrait aller au-delà de la pure formalité commerciale. C'est dans la réelle bienveillance que tout se joue.
A l'inverse, en restant dans la dichotomie, à ce qui divise nous engendrons de la souffrance.

Et pourquoi les chevaux?
Comme expliqué d'entrée de jeu c'est en sortant de nos bureaux que l'on réagit différemment. Et en prenant un cheval pour coach, ma foi déjà rien que cette phrase doit vous interpeller!...

Le ressenti est ce dont nous sommes coupés depuis que nous nous appuyons sur la "boîte" promenée au sommet de notre corps pour prendre nos décisions. La dichotomie fait souffrir car notre corps est une source d'informations, d'émotions, dont les messages précieux peuvent changer une vie. Cet immense symbole de liberté qu'est le cheval peut devenir un coach assertif et bienveillant pour vous ouvrir la route des ressentis par le biais du miroir ... le miroir de qui vous êtes fondamentalement dans l'instant de la rencontre! La rencontre où tout peut se jouer en quelques secondes en fonction de ce que vous projetez comme attente ou non... et là : seul un cheval peut vous apprendre la congruence entre ce que vous êtes et ce que vous attendez de l'autre parce qu'il n'y a aucun enjeu entre lui et vous autre que ce que vous voulez y mettre!

Pour la petite histoire les chevaux eux aussi ont des neurones miroirs et apprennent par imitation. Un de mes chevaux est un fanatique du rangement des seaux une fois ceux-ci vidés du précieux repas. Il les prends un à un en bouche et me les ramène, ce en quoi je le remercie gracieusement d'une carotte. Il était le seul à occuper ce poste jusqu'à ce qu'une des juments à force d'étudier la question par observation se lance un soir dans l'aventure en  prenant timidement une anse de seau entre ses lèvres! ... Point d'IRM nécessaire pour savoir que les circuits se sont activés de la même manière à force d'observation et lasse de n'avoir point de carottes elle a décidé de passer à l'action.
Source et inspiration :
Dr Ramachandran auteur du livre "Le cerveau fait de l'esprit" - Editions Dunod - 2011



mardi 15 janvier 2013

La confiance en soi par l'equicoaching : comment ça fonctionne?

L'hypercompétence enfin définie
Les connaissances sur le cerveau ont évolué ces dernières années et nous avons quitté cette vision mécaniste et simpliste de cerveau droit (artistique) et cerveau gauche (analytique). En effet lorsqu'un être humain fonctionne normalement, quelle que soit la tâche, il utilise ses deux hémisphères au maximum sans prédominance de l'un sur l'autre.
Nous sommes entrés dans la vision d'un fonctionnement global sans ce clivage droite/gauche pour englober l'unité du cerveau. Les IRM ont en effet permis de mettre en évidence l'activation des circuits neuronaux des personnes hypercompétentes comme de grands musiciens, de grands artistes, de sportifs de renom. Le cerveau ne possède pas de barrières, c'est un héritage du XIXème siècle et de Descartes qui survit encore dans l'entreprise et plus largement dans la société aujourd'hui : d'un côté les financiers, les informaticiens et les comptables, de l'autre les créatifs, les artistes, les farfelus.

Cette unicité du cerveau évoquée plus haut s'appelle la synesthésie. En synesthésie le cerveau fonctionne en hypercompétence et cet état peut être atteint par chacun d'entre nous grâce aux nouvelles approches comme la pleine conscience que l'on retrouve en équi-coaching.
On sait aujourd'hui qu'il n'y a pas que le cerveau qui soit le seul centre décisionnel et que le coeur intervient pour une grande part. En effet lorsque nous prenons des décisions on sait qu'il y a une activité cérébrale. On a récemment découvert qu'avant même de se produire au niveau du cerveau, la décision se prend ailleurs dans le corps, au niveau des cellules myocardiques, c'est-à-dire au niveau du coeur. On peut donc prendre ce raccourci qui suggère que nos décisions viennent du coeur. Selon le dicton populaire "Si le coeur vous en dit" c'est le mouvement du coeur qui va entraîner le mouvement du corps.

Ceci m'amène à vous parler de ce fameux QE (quotient émotionnel). C'est en étudiant les personnes compétentes qui réussissent que l'on s'est rendu compte que le QI (quotient intellectuel) tient finalement peu de place par rapport au QE.

Les émotions, guides de la confiance en soi
Les émotions quelles qu'elles soient se vivent au niveau du coeur et du cerveau. Antonio Damasio a mis en évidence le rôle de l'amygdale centre de gestion non pas de toutes nos émotions mais de la peur. Et cependant les émotions passent par le filtre de la peur. En éprouvant de la joie j'éprouve d'abord de la peur. C'est en traversant cette peur que la joie vous inonde parce que vous voyez que tout va bien.
L'amygdale est donc là pour nous aider à traverser cet espace de la peur. Une très récente découverte a mis en évidence qu'une minuscule zone située à l'arrière de l'amygdale correspond à la confiance en soi juste à côté de l'hippocampe (qui signifie cheval courbé pour le clin d'oeil)  gouvernant les processus de mémorisations de nos vécus (émotions, actions, apprentissages - donc croyances...). Conclusion : pour activer la confiance en soi il nous faut traverser la peur...
Il y a toute une éducation à faire dans le domaine de la peur, apprendre à s'en faire une alliée de façon à ce qu'elle nous construise plutôt que nous détruire.

C'est bien ce que l'équi-coaching vous propose au travers d'expériences vécues, ressenties et positives... dont la confiance en soi s'en trouve grandie.

De cette confiance découle la découverte de vos potentiels et inversement. Chevalliance offre ces découvertes dans des cadres exceptionnels autant en France, qu'en Belgique car l'environnement intervient aussi dans le fonctionnement du cerveau.

Source et Inspiration :
Jean BECCHIO, médecin généraliste et hypnothérapeute
Antonio Damasio auteur du livre "L'erreur de Descartes" - Editions Odile Jacob - 1995








dimanche 6 janvier 2013

Pourquoi une formation pour devenir coach avec le cheval?


Parce que l'équi-coaching réunit plusieurs champs de compétences et que cela s'apprend tout simplement.
Il y a tout d'abord le coach et l'apprentissage de la juste posture du coach. Le coach c'est celui qui écoute, qui accompagne, sans jugement, sans interprétations. C'est une belle leçon d'humilité car il lui faut reconnaître ses limites. 
LE COACH
Le coach c'est aussi celui qui vous fait avancer car le coaching est un accompagnement actif. Il s'agit de sortir de la stagnation, d'avancer, d'aider le client à sortir de sa coquille. Cependant il est nécessaire de respecter le bon timing car seul le coaché peut connaître ses ressources d'évolution.

La formation va apprendre au futur équi-coach de rester sans interprétations, sans solutions toutes faites. Il restera dans la bienveillance des difficultés de son coaché et, en lien au cheval, l'évolution de leur relation aboutira si l'équi-coach accepte le non-contrôle.

Alors que je lui demandais ce qui pourrait provoquer un déclic vers son objectif une de mes clientes m'a répondu aussi sec : "si je le savais je ne serais pas là". Tout est là!... Eviter de lui trouver les réponses. Le coaché vient parce qu'il a les solutions justement. Comme le mentionne ma collègue Karine Aubry dans son très bon article "La voix de la résistance" :

Tout l’art du coach est d’accompagner dans la prise de conscience de ce qui est juste pour soi, dans l’ouverture des possibles et le dépassement de soi tout en restant dans une démarche écologique.
LE CHEVAL
La posture de coach se complète de la posture d'équi-coach. Partir à la rencontre du cheval vierge de tout a priori, apprendre à comprendre le monde dans lequel il vit et le reconnaître comme un réel partenaire. Le respecter, respecter ses besoins et lui apprendre qu'il peut dire "non".

Loin de toutes techniques équestres quelles qu'elles soient, il s'agit ici d'établir un lien de vivant à vivant. Vivant dans les émotions, vivant dans l'établissement de limites, vivant dans l'expression de soi, dans la créativité. Et pour cela commencer par balayer toutes croyances et se connaître soi. En se connectant à nos ressentis la relation à l'autre peut s'établir. Débuter par un lien à soi pour aller vers l'autre. C'est de la construction de cette relation que dépend la réussite de l'accompagnement en équi-coaching et c'est pour cela que la formation implique de travailler avec nos propres chevaux. 
Apprendre à apprendre qui nous sommes, apprendre à apprendre au cheval, apprendre à écouter et lui laisser la possibilité de s'exprimer.

Plus que jamais dans la double posture de coach et d'équi-coach, il s'agit ici d'apprendre à travailler avec le vivant et l'instant présent. Le cheval a une lecture de l'humain instantanée, il est dans l'observation d'informations constantes. Il ne perd pas de temps et va droit au but de la connexion. Les prises de conscience sont souvent fulgurantes, et ça demande un bon timing et une pleine conscience de la part de l'équi-coach.

En tant qu'équi-coach il s'agit de capter cet instant pour le transmettre au coaché tout en honorant le cheval. Etre facilitateur de la relation. A l'intérieur de ce trait d'union entre le cheval et le coaché se situe le ferment d'éclosion, de naissance et d'évolution dont seul le coaché (et peut-être le cheval!) connaît la source. C'est ce qui rend l'accompagnement rapide, efficace.

En tant que coach nous pouvons avoir l'illusion d'une maîtrise, en tant qu'équi-coach nous constatons que le vivant nous échappe et le cheval nous replace dans l'essentiel de la vie : le ressenti... 

LE RESSENTI
Les études scientifiques récentes à propos des êtres animaux et de leur vie émotionnelle prouvent le bien fondé de leur intervention dans le développement et la croissance de l'être humain. Le cheval nous reconnecte à la vie tout simplement.

Développer tout ce qui est de l'ordre du ressenti est un des fils rouge de la formation. Cela implique un travail sur soi important, de grandes remises en question et une recherche réelle d'authenticité.

Les échanges sont rapides car ils évoluent dans l'instant présent et dès les premières secondes en présence du cheval l'objectif de séance se déploie. L'art de l'équi-coach est de développer son intuition pour avoir le bon timing d'intervention, indicateur de la qualité de son accompagnement.
Un atelier d'introduction à la formation permet d'appréhender sur deux jours toute la richesse de ce métier.

Les champs d'application de la formation sont :
- le développement professionnel et personnel
- le coaching d'entreprise
- la réhabilitation sociale
- les programmes d'éducation spécialisée
- la psychothérapie

jeudi 3 janvier 2013

L'équicoaching nous explique que tout est lié


Jean-François Clervoy, PDG de la société Novespace et astronaute nous dit ceci : "La Terre vue de l'espace c'est très beau! (...) On voit que la Terre vit, qu'elle est belle, qu'on a de la chance d'avoir un si beau vaisseau spatial pour abriter notre humanité. 
On la compare alors à notre autre vaisseau spatial, celui depuis lequel on l'observe - la navette -, dans lequel on doit faire attention, où la quantité d'oxygène qu'on peut respirer par jour est limitée, comme celle de l'eau et de l'électricité que l'on consomme. On n'a certainement pas envie d'en manquer à la fin de la mission, donc on a constamment ce souci, sans que ça soit une obsession, de faire attention aux ressources à bord, qui sont limitées. L'eau, l'oxygène, le carburant.. On se fait alors la réflexion que sur terre c'est pareil : tous les astronautes reviennent des vols spatiaux certainement beaucoup plus sensibilisés qu'ils ne l'étaient auparavant au fait que la Terre est un vaisseau spatial en soi, aux ressources limitées, et qu'il faut apprendre à nos enfants, aux jeunes générations, à ne pas consommer sans compter." (extrait d'une interview de Stephane Allix)

Il n'est pas nécessaire d'être astronaute pour rejoindre le propos de Jean-François Clervoy ci-dessus. Et c'est une bonne nouvelle car cela limiterait la prise de conscience à seulement 530 personnes sur la planète!
Se retrouver en pleine nature parmi des chevaux en liberté, nous permet de prendre conscience de la beauté de la Terre. Et cela avec autant d'acuité que ce que nous transmet le beau témoignage de Jean-François Clervoy.

Pourquoi avec des chevaux spécialement? Parce qu'ils nous placent directement dans un contexte relationnel. La relation à soi, la relation à l'autre, la relation à l'environnement.
L'époque que nous vivons invite à prendre soin de nos relations car elles sont essentielles. C'est dans la relation à l'autre que l'on existe, quel que soit cet autre. Et si l'on existe autant que cela soit dans une relation agréable. Pour cela il faut changer du paradigme "je gagne, tu dois perdre" vers "je gagne, tu gagnes aussi". Comme dans un troupeau de chevaux, la meilleure solution pour le leader sera la meilleure solution pour le groupe. Encore faut-il être un vrai leader... Le leadership n'est pas une question de dominance ou d'agressivité, le leadership est état de sérénité d'où l'on a une vision claire et inspirante qui donne envie d'adhésion. Le cheval (comme vos équipes) a envie de suivre quelqu'un de calme, serein et qui inspire la confiance. Mieux que ça... le cheval vous apprend à intégrer cette dimension.

La vie en entreprise doit se négocier tous les jours. La gagne, le succès, la réussite devra passer par la reconnaissance de tous avec un modèle inspirant. Le modèle hiérarchisé a fait long feu et l'entreprise devra passer par cette remise en question où l'écoute des autres échelons sauvera de la dérive. A quelques niveaux que ce soit le burn-out guette. Il est le résultat d'une politique de la surdité. La surdité à ces messages nous invitant à poser des limites claires. En ayant des limites claires, on est à l'écoute de soi, des autres. On sort de l'esprit de compétition pour rentrer en coopération.

Comment ce modèle peut-il apparaître dans l'entreprise?

Je citerai Lynne McTaggart, journaliste américaine :

"Jack Canfield a observé chez Microsoft de petits groupes de gens supposés être en compétition d'idées avec d'autres groupes dans le bureau. Cela a créé la culture de la peur. Il a comparé ce fonctionnement à celui de Google où tout le monde travaillait de manière coopérative comme une grande équipe. Lorsqu'une partie du groupe trouvait quelque chose, tout le monde était récompensé. Cela créait vraiment un environnement coopératif ou personne n'était pénalisé, il y avait beaucoup plus d'innovations. En favorisant la coopération, tout le monde faisait mieux."

Je crois que nous pouvons tous faire mieux. Chaque être compte, la plus petite action peut apporter de grands changements.


jeudi 27 décembre 2012

La timidité... un handicap qui disparaît avec l'équicoaching



L'accompagnement assisté par les chevaux possède un large champ d'intervention dont la timidité fait partie. Le terme timidité est un phénomène qui peut aller de la simple gêne momentanée face à des proches ou à des inconnus à la phobie sociale entraînant l'évitement de tout contact avec ses semblables. Des vies entières construites autour de l'évitement, oui cela existe.
Combien de vies sacrifiées, de carrières avortées, de solitudes douloureuses du simple fait d'avoir peur des autres?
Christophe André – psychiatre spécialiste des phobies sociales - nous dit ceci :

« Trac, timidité, inhibition, évitements, rougissements: ces troubles bénins qui gâchent la vie ne pèsent pas seulement sur les relations personnelles. Ils viennent aussi gêner le travail et peuvent même perturber une carrière qui pourrait être brillante. Parmi les hommes qui ont marqué leur époque, qu'il s'agisse d'artistes, de savants ou d'hommes politiques, rares ont été ceux qui sont restés isolés. Tous avaient construit leur vie autour de riches et nombreuses interactions sociales, même si celles-ci n'avaient pas toujours été faciles. Le mythe du génie solitaire et incompris relève de l'exception ou du stéréotype social, mais il ne correspond à aucune réalité tangible. Ce qui est vrai pour les grands hommes l'est sans nul doute pour les gens ordinaires que nous sommes : sans liens réussis avec les autres, comment espérer devenir soi-même? ... » (Source "La Peur des autres" de Christophe André et Patrick Légeron - Ed. Odile Jacob)
Nos problèmes sont souvent d'origine relationnels. Les chevaux qui, comme nous, sont profondément des êtres de relations ont la sensibilité et la générosité nécessaires à ce que l'apprentissage d'une relation saine puisse se faire et être transposée dans un quotidien professionnel (ou privé).

Parce que nous les avons domestiqués et que nous leur imposons des conditions de vie peu épanouissantes certains chevaux peuvent aussi rencontrer également des épisodes difficiles de socialisation. Une fois la phobie dépassée ils deviennent redoutablement efficaces dans l'accompagnement des personnes timides, anxieuses ou phobiques sociales.

Tchekhov a démarré dans la vie avec un handicap de taille : il était sans parent (voir l'article sur le positionnement hiérarchique ). C'est Lancelot, mon premier cheval qui, peu à peu, lui appris qu'il était un cheval. Du poulain timide il est devenu un cheval puissant, charismatique, avec lequel les managers et dirigeants d'entreprise souhaitent souvent travailler.

Comment entrons-nous en relation? 
Notre langage non verbal nous en dit long sur notre façon d'être. Les chevaux excellent dans la lecture subtile de nos émotions. Ils vont les mettre en lumière avec une immense bienveillance. C'est en comprenant notre peur du jugement, notre peur d'être évalué que nous pouvons mettre en place un changement positif.

Quel est le pré-requis pour l'équi-coaching?

Dépasser l'idée que les chevaux sont des animaux créés pour les cavaliers!

Dépasser cette croyance va permettre d'expérimenter en complète sécurité une mise en relation avec un animal dont la générosité est légendaire.
Cette rencontre qui se fait à pied avec un équi-coach comme traducteur de ce qui se passe permet aussi de transposer dans le quotidien le(s) bénéfice(s) des changements amorcés dans le séminaire ou la séance.
La découverte du ressenti de ce que c'est que de « prendre sa place » est une expérience très valorisante, qui se fait sans violence et qui conduit vers une vie épanouissante.
Nous sommes des êtres profondément sociaux et la richesse des liens que nous pouvons former transforme nos vies.

Proposition de coach :
Faites le test de votre peur des autres : test