lundi 13 janvier 2014

Plusieurs façons de voir le monde

En ce début d'année j'ai eu l'occasion de comprendre à quel point la vision des hommes et des femmes peut être différente. L'équi-coaching se prête particulièrement bien à cette évidence. Pourquoi?
Dans l'équi-coaching un homme voit un cheval.... et une femme voit un merveilleux animal inspirant un parfum d'aventure.

L'information passe différemment selon que cela soit un homme ou une femme qui lit mes articles.

Très pragmatique un homme pensera qu'un cheval ça se monte! Etre dans une démarche de coaching au sol à côté de l'animal le rend extrêmement sceptique quant à l'efficacité dudit coaching.

Une femme y voit tout de suite l'aspect relationnel possible et s'ouvre plus facilement à l'idée qu'un accompagnement professionnel en compagnie d'un cheval puisse avoir toute sa légitimité dans un catalogue de formations en entreprises.

Si je développe les éléments qui feront l'efficacité de l'équi-coaching, l'idée que l'émotion sera abordée dans son accompagnement intéressera plus facilement une femme alors qu'un homme sera souvent rebuté à l'idée qu'un tel sujet émerge dans une formation d'entreprise. Il préfère que l'on soit technique et que l'on ressorte d'une formation en étant pratique!

Dans la société dans laquelle nous vivons il y a encore bien des progrès à faire... dans la compréhension basique du monde et du regard de l'autre. Et le monde a besoin de plusieurs façons de voir pour avancer.

Certains peuvent voir le monde en images, ou voir le monde en mots, et d'autres éléments peuvent encore entrer en jeu. Nous avons besoin de toutes les visions. Car ces visions se complètent. Le danger est de laisser une seule vision dominer le monde.
Que voyez-vous en premier lieu?
Que voyez-vous en premier lieu?
Une entreprise a besoin de l'aspect technique pour être performante et elle a aussi besoin de se pencher sur l'aspect humain.

Voyons quels sont les thèmes proposés dans les formations d'entreprises pour l'aspect humain. Je vais vous le proposer de deux manières différentes :

- Gérer les imprévus
- Une nouvelle compétence la créativité
- Dynamisez vos collaborateurs
- Evitez le burn out
- Gestion de conflit pour une relation "win-win"
- La motivation comme moteur de développement professionnel

Ces thèmes sont des thèmes d'équi-coaching et que l'on peut aussi libeller comme suit :

Si vous vous posez ces questions :

- je ne sais pas dire non
- j'ai peur de ce qu'on pourrait penser de moi
- j'ai peur d'entrer en conflit si je prends ma place
- je n'ose pas changer de poste (ou de fonction)
- je n'arrive pas à démarrer une nouvelle activité
- je n'arrive pas à ce qu'on me suive dans ce projet
- je n'ose pas contredire mon collaborateur
- je n'ose pas parler en public
- je voudrais perdre 5 kilos et je n'y arrive pas
- etc...
... le cheval peut vous aider!

Communiquer sur un aspect uniquement verbal est sujet à beaucoup d'interprétations ne correspondant pas toujours au ressenti. Le cheval nous place dans l'obligation de communiquer directement sur la relation.

Vivre de plus en plus dans un monde virtuel nous éloignent de nos ressentis. Jamais auparavant notre société ne s'est à ce point éloigné de sa nature profonde et le cheval a - plus que jamais - sa place pour nous reconnecter à notre authenticité. C'est notre authenticité qui offre la possibilité d'exprimer nos besoins sans violence, d'entrer en relations, de respecter nos valeurs. Toutes choses qui font que si l'on y renonce, on renonce à soi et renoncer à soi a un coût élevé .... aussi pour l'entreprise.

Question :

Quel est le libellé qui vous a le plus parlé?

Pour aller plus loin :

Voir aussi le témoignage d'une femme diagnostiquée autiste dont les modèles techniques pour abattre les bovins ont révolutionnés les élevages aux Etats-Unis. Temple Grandin raconte comment son esprit fonctionne, partageant sa capacité à "penser en images" qui l'aide à résoudre des problèmes que les cerveaux neurotypiques pourraient manquer. Elle affirme que le monde a besoin de gens du spectre autistique tels que les penseurs visuels, les penseurs par modèle, les penseurs verbaux

lundi 6 janvier 2014

2014 ... la pleine conscience du cheval

Pour activer un changement il est nécessaire d'être prêt à renoncer à d'anciens comportements, d'anciennes habitudes pour aller vers un renouveau plus agréable et choisi dont on connaît peu de choses. Cela implique de passer par une période d'inconfort à durée variable.
Cette année est placée sous le signe du cheval dans l'horoscope chinois. Ce signe nous invite aux changements, à l'innovation et à la créativité.
Pourquoi le cheval serait-il notre meilleur allié dans le changement?

Animal accompagnant l'homme depuis plus de 8000 ans c'est à son instinct qu'il doit sa survie à nos côtés.

Cet instinct que nous avons perdus, débordés que nous sommes par des overdoses d'informations les plus diverses qui nous ont endormis les sens. Nous vivons dans une société malade qui cautionne le harcèlement moral et physique en entreprises, qui préfère des arrangements amiables par des retraits de plainte par crainte de nuisance de réputation sans avoir réglé le problème de fond qui continue son travail de sape.

Il reste cependant en notre pouvoir et à un niveau individuel de pouvoir réagir et agir en pensant à nous. Cependant là aussi nous pensons tant à nous que nous y pensons mal.

"Tout d'abord parce que nous nous laissons trop facilement gagner par des valeurs et des injonctions factices : performance, abondance, apparence. Trois fléaux, et de nos sociétés, et de nos psychismes. La performance : il est normal de vouloir bien faire, mais pas de voir des "challenges" partout, de vouloir être un "gagneur", au point de se rendre malade. L'abondance : il est normal de vouloir disposer d'un toit, de vêtements, de nourriture. Mais pas d'acheter fiévreusement (ou de rêver d'acheter) tout ce que l'on nous agite sous le nez. L'apparence : il est normal d'avoir du plaisir avec son corps, et d'en prendre soin. Mais pas de trembler à la moindre ride ou au premier cheveu blanc." Christophe André, psychiâtre

Engourdis d'illusions nous nous laissons trop facilement entraîner dans une image préfabriquée de nous-même qui correspond si peu à l'authenticité qui se cache au fond de chacun de nous.

Le cheval nous amène à nous penser différemment. Il nous permet de rencontrer ce besoin vital d'être nous-même, de connaître notre valeur et d'apprendre à l'assumer.

Le cheval nous permet de nous reconnecter à une précieuse source d'informations que culturellement nous vivons très mal, j'ai nommé : les émotions. Cela nous rend responsable de nos choix et non victime du monde.

Le cheval nous permet d'apprendre à nous centrer vers un objectif en utilisant notre intuition comme guide au lieu de nous en remettre à un GPS au moindre choix de direction à prendre, à la moindre difficulté rencontrée. La preuve en est, et sans me tirer une balle dans le pied pour autant, qu'il faut bien reconnaître que nous somme envahis de coachs dans le suivi de nos décisions.

Le cheval nous permet d'être dans l'intention et d'activer l'essentiel pour le plus court chemin vers soi.

Le cheval est rapide et efficace, dans une société où la notion de temps se traduit en capacité de réagir dans l'instant, il va droit au but de vos points de développement.

Le cheval est un communicateur direct, authentique, et son accompagnement permet qu'il nous rende autonome et confiant.

Et si vous commenciez par vous?

Si le monde de l'entreprise est encore bien frileux dans les mutations qu'elle tarde à mettre en place faute de sa tentative désespérée de faire prendre une mayonnaise qui a tourné depuis bien longtemps, chacun de nous peut prendre conscience du chemin à parcourir pour soi.

Geneviève Vandevelde, comptable et fiscaliste, dirigeante de société, m'a fait parvenir ce témoignage lors de sa participation au séminaire sur l'estime de soi le 20 décembre dernier et en voici un extrait:
"[...], lorsque je me suis retrouvée, ce jour, à peine 48 heures après le début de mon expérience humaine, en compagnie des chevaux, à leurs poser ma question existentielle, j'ai vécu une émotion dont je n'aurais jamais pu imaginer l'existence. Calmement et en prenant tout le temps nécessaire, ils m'ont éclairée sur une question qui pourrissait ma vie et me bloquait dans mon épanouissement personnel. Waouh !
Quand, je suis rentrée cette fin d'après-midi à la maison, j'ai senti que je n'étais plus la même personne, une définition claire des émotions, du fonctionnement de celles-ci, le bienfait de la pleine conscience et l'importance de faire l'effort d'arrêter d'être en "mode automatique", m'ont ouverts au monde en général et à moi-même en particulier." Geneviève Vandevelde
Aussi je souhaite que la puissance du cheval puisse vous porter dans les changements de votre vie, qu'il vous soutienne dans le déploiement de votre estime personnelle et professionnelle, que vous saisissiez l'opportunité de confier votre existence à son pouvoir d'épanouissement et d'ouverture du coeur et qu'il vous accompagne dans l'activation de votre créativité... afin que vous viviez une vie en accord avec vos valeurs. 

mardi 10 décembre 2013

Nul ne peut diriger des hommes sans se connaître soi-même...

Dans un univers matérialiste qui part du postulat que seul l'homme aurait une conscience, force est de constater qu'il y a bien des aléas à traiter la Nature comme une chose inerte dont la seule finalité serait de répondre aux besoins de ses habitants...de préférence humains!

Notre cerveau n'a pas été sélectionné pour vivre dans l'environnement technologico-urbain que l'on connaît aujourd'hui. De petits groupes nomades nous nous sommes peu à peu sédentarisés. Ceci nous a amené à résoudre des problèmes de contraintes physiques comme se chauffer, avoir assez à manger et éviter les prédateurs..
Aujourd'hui notre cerveau ne fait pas trop de différence entre un réel agresseur et une situation de conflit.

Impossible de fuir ou de combattre sous peine d'un licenciement dans certains cas.

Vous vous retrouvez au fil du temps en arrêt maladie faute d'avoir trouvé la réponse appropriée.

Et ce pour trois raisons :
- Soit vous n'avez pas reçu les informations nécessaires pour réagir face à une situation de ce type

- Soit vous avez cette information et - c'est particulièrement vrai aujourd'hui dans une société de surinformation - vous ignorez où la trouver, où la classer

- Soit vous avez des bribes d'information dont vous ne savez que faire.
Nous sommes tous dans ce cas aujourd'hui. Nous sommes bombardés d'informations via le web, les réseaux sociaux, le 2.0, etc... et quand nous rentrons chez nous, nous restons souvent plusieurs heures par jour assis devant un téléviseur déversant des images violentes de meurtres, guerres, émeutes qui par leur rythme soutenu favorise l'ignorance plutôt que l'analyse et la compréhension. L'ignorance mène à la peur et la peur inhibe l'épanouissement personnel.

Le bonheur passe par le bien-être et la santé mentale. La santé mentale d'un manager est capitale. Se connaître passe par là. Connaître nos besoins, nos valeurs, et l'écologie personnelle de ceux-ci... Et là, la Nature a tout à nous apprendre.
Etre en contact avec du vivant dans un environnement naturel nous apporte les informations manquantes et nous redonne notre pouvoir personnel pour agir sur les situations bloquantes.

Certes vous pouvez apprendre via des livres, via des formations et entre quatre murs. Cependant vous serez beaucoup plus rapide et efficace - ce que l'on vous demande en tant que manager! - en vous reconnectant à un contexte que votre cerveau - lui - n'a jamais oublié : la NATURE.

mercredi 4 décembre 2013

Le ciel bleu n'existe pas

Comment démarre un conflit? Par une incompréhension... comme : le ciel bleu n'existe pas! 
C'est exact le ciel bleu est une illusion de réalité que nous partageons tous. C'est la texture dont est constitué ce qui nous fait office de plafond qui nous donne des couleurs passant de l'indigo à la pureté diaphane presque blanche qui peut susciter en nous des émotions.

Et là nous pourrions dire que nous sommes d'accord, nous voyons tous que le ciel est bleu et nous en avons une vision commune. C'est la différence qui désuni... c'est celui ou celle (et je prend le risque) qui vous dit que le ciel n'est pas bleu qui va susciter en vous de l'inquiétude.
Nous vivons dans cette illusion que l'autre doit partager notre culture, notre façon de voir la vie, notre façon de travailler,  et nous lui laissons peu de place pour exprimer sa différence. Si vous tentez de convaincre cet autre qui vous dérange en haussant le ton, en exerçant une pression toute emplie de son "bon droit" la surchauffe n'est pas loin et le conflit se prépare.

Dans votre sphère privée tout dépend du type de relation que vous souhaitez continuer d'entretenir avec cette personne... dans votre sphère professionnelle l'enjeu devient bien différent. Et bien différent en fonction de l'échelon hiérarchique sur lequel vous exercez!

De là la nécessité absolue de développer des compétences relationnelles adaptées. Comment?

En écoutant tout d'abord ce qui se passe en vous:
- Qu'est-ce qui est à l'origine de la montée d'adrénaline?
- Quelle gachette interne a été activée?
- Qu'est-ce qui se dit là qui me met dans un tel état?

En effet sans connaissance de soi, comment faire confiance à ce que l'on ressent? Sans connaissance du mécanisme de nos ressentis corporels le conflit va éclater (au mieux) ou se larver (au pire).

En lisant ce qui se passe chez l'autre:
- Est-ce ce qu'il me dit ou ce qu'il démontre qui me pose souci?
- Que me dit-il exactement?
- Dans sa position (et la mienne) quel mécanisme pourrait désamorcer la pression?

Nous privilégions souvent un scénario qui se met en route en nous, et il est souvent bien pire que la réalité. Et c'est avec un cheval que le ressenti de ce scénario peut être désamorcé.

Exemple : cette manager qui redoutait une rencontre avec son supérieur hiérarchique. La désinvolture relationnelle dont il avait fait preuve avec elle était insupportable. Du fait de sa position il lui paraissait impossible d'en parler avec lui. Et pourtant... dans l'interaction avec un de mes chevaux elle a pu identifier ce que c'était qu'une distance confortable et que de l'établir invite l'autre à la respecter. Le lendemain son entretien s'est passé admirablement!

Avec le cheval nous pouvons comprendre les mécanismes de nos scénarios internes et les désamorcer, comme le ressenti d'une limite confortable!
Le ciel peut-il être bleu pour tout le monde?... oui, à condition de savoir pourquoi!

lundi 18 novembre 2013

Changemaker

C'est être capable de s'adapter tout le temps et vite à son environnement tout en innovant. C'est ce que certaines entreprises adoptent aujourd'hui comme attitude face à la période de doutes dans laquelle nous vivons aujourd'hui.
Etre changemaker c'est aussi être capable de faire preuve d'empathie, être capable de prendre des risques, être capable de travailler en équipe. Pour cela mieux vaut bien se connaître, avoir une base intérieure relationnelle à soi suffisamment solide pour évoluer dans le monde qui nous entoure. Cette sécurité intérieure permet d'aller vers l'autre sans l'envisager comme une future catastrophe, le voir différent sans en avoir peur, comprendre que l'autre a de la valeur et que la mise en commun de compétences, tout en respectant nos convictions et celles de l'autre, sera plus bénéfique à l'entreprise que la mise en rivalité dans laquelle nous avons - pour la plupart - été éduqués ... et que certains médias perpétuent! Rien que de zapper sur les innombrables chaînes de télévision dont on nous abreuve vous trouverez des films, séries ou autres divertissements dont le thème est d'éliminer l'autre avec un instrument contondant.

En bref, être changemaker cela demande :

SAVOIR ETRE (résultat d'attitudes et de comportements)
SAVOIR FAIRE (résultat d'une expérience pratique et d'apprentissages techniques)
SAVOIR (résultat de connaissances et d'apprentissages théoriques)
COMMUNICATION (résultat d'une lecture intelligente du langage corporel et d'un langage intuitif)

Pour beaucoup d'entre nous une ou plusieurs pièces du puzzle sont manquantes. Nous allons parfois chercher bien loin des solutions qui sont proches de nous. La Nature et les animaux, eux, restent intacts dans leur mode de communication.
Certaines personnes sont encore à se dire que les animaux n'ont pas d'idée de la souffrance, de l'amour, de l'attachement et ainsi de suite. C'est faux! Il y a aujourd'hui simplement un manque de connaissance ou de volonté d'aller vers cette connaissance.

Plusieurs milliards d'humains travaillent à s'éloigner de l'animalité pour créer une civilisation. Et on peut faire le triste constat qu'au plus nous avons multiplié les moyens de communication au plus nous avons perdu les moyens de communiquer. La communication est en nous dans notre espace personnel.

Changer sans commentaire

Les chevaux sont des animaux qui ont un espace personnel très élargi. Rien qu'en étant présents à leurs côtés, nous avons l'impression d'entrer dans leur espace personnel. Ils vont naturellement « scanner » la personne qui les approche mais ils ont en plus la capacité de percevoir ce qui émane d'elle. Ce que les chevaux reflètent permettra d'amener à la conscience de la personne ce qu'elle ignorait d'elle-même. En renvoyant à la personne ces signaux dont elle n'est souvent pas consciente, les chevaux entraînent les hommes à faire attention à l'information contenue dans leurs messages. Et au plus nous sommes conscients des messages véhiculés, au plus nous sommes capables de faire des choix et d'atteindre les buts que nous nous fixons. Les chevaux nous connectent à notre être profond, ils font naître ou nous font reconnaître l'être sensible que nous sommes et nous permettent de retrouver une authenticité dans l'instant présent, dans l'émotion et dans la communication. Si nous sommes en harmonie, un cheval acceptera de nous suivre. Par contre si nous sommes en dissonance, le cheval nous indiquera que ce masque n'est pas approprié.

Le monde de l'entreprise est farci de masques et le laisser tomber permet d'être changemaker. Le cheval sera toujours plus efficace pour vous faire avancer dans cette voie parce qu'il ne porte aucun jugement sur votre attitude, il la constate et vous permet d'en changer sans commentaire.

mercredi 23 octobre 2013

Mon corps est une voiture...l'equicoaching dément vos chevaux-vapeurs!

Assistant dernièrement à une formation sur le stress, j'ai entendu cette coach pour hauts dirigeants exposer sa difficulté à dormir.
Toutes les nuits elle se réveille vers 3h du matin et rumine. En exposant plus avant elle nous dit alors :
"Il y a le travail et le sommeil. Le sommeil s'est fait pour réparer la machine..."
La société dans laquelle nous vivons traite le corps comme une quantité négligeable... même après avoir pris la peine de se pencher sur des lectures sur l'intelligence émotionnelle qui, comme tout le monde le sait, le lit, passe par le corps.

Cette information est loin d'être prise au sérieux.

A l'autre bout du corps, comme cette coach de haut niveau en a témoigné, il y a l'aspect professionnel qui dans son cas personnel revient à écouter et aider l'autre. Cet autre n'étant pas n'importe qui puisqu'elle évolue dans la sphère dirigeante. Elle est coach et se doit donc d'être "parfaite" pour accompagner des managers, des dirigeants... et donc pour être parfaite il faut bien dormir!

Le corps est le seul endroit où va aller s'exprimer des émotions. Agréables ou désagréables, elles se manifestent en tremblements, battements, crispations, sueurs froides (ou chaudes), sursauts, rougissements, pâleurs, etc... Ces manifestations sont souvent traitées par le mépris alors qu'elles ont tant à dire.

Il y a une dichotomie entre l'aspect corporel qui est le siège des manifestations émotionnelles et l'aspect intellectuel (mental) que notre société porte aux nues en faisant tout pour ignorer ces turbulences. Comme si, effectivement, notre corps était juste une voiture. Un truc en métal, aseptisé fait pour nous trimballer d'un point à un autre - et de la vie à la mort, en plus ou moins bon état en fonction de notre consommation ou des talents de notre garagiste!

Etre parfaite... comme un truc en métal aseptisé et sans émotions!

Et pourtant... il y a une réelle interdépendance entre les émotions et le mental. Chaque émotion est créatrice de substances chimiques (les peptides) qui se déversent dans le corps et font que notre vie a une certaine saveur, une certaine couleur, une certaine cohérence.

Par exemple si une voiture vous fonce dessus il est intéressant que vous puissiez coordonner les différents messages, activer votre rythme cardiaque, prendre vos jambes à votre cou et vous mettre à l'abri pour éviter l'accident.

Autre exemple quand vous êtes assis face à un magnifique coucher de soleil, l'émotion de sérénité qui va vous envahir va produire des hormones que l'on pourrait qualifier "du bonheur". Cet exemple sera plus agréable à vivre que la version de l'accident où nous ferons tout pour étouffer ce que nous vivons comme inconfortable et/ou inconvenant.

Le Dr Candace Pert, qui est une chercheuse mondialement connue, auteure de plus de 250 ouvrages scientifiques des plus sérieux montrent que la séparation corps et esprit est loin d'aller de soi.

"C'est un système fait de réponses rétroactives qui marchent dans les deux sens, dit-elle. Les émotions transforment littéralement l'esprit en matière, et à chaque fois qu'il y a production de peptide cela crée de la psyché. Le corps et l'esprit sont intrinsèquement liés, dans un sens ils ne font qu'un"
"Une des fonctions des émotions est de nous permettre de décider ce à quoi nous devons prêter notre attention" dit encore le Dr Pert.
De son côté France Haour, ancienne directrice de recherche pour l'INSERM appuie:
"On sait très bien aujourd'hui que la psychologie influence tout le reste et que tout le reste influence la psychologie. Plus personne n'oserait prétendre que l'on peut mettre la psyché dans un bocal et le corps dans un autre. Ce serait une aberration totale"*
Et pourtant... dans le milieu de l'entreprise on continue à perpétrer cette aberration encore et encore. Tout en lisant que les émotions sont nos plus précieuses alliées car elles nous permettent de savoir ce qui est bon pour nous!

C'est ainsi que je vois alors une HR Manager monter dans les tours face à mon cheval qui ne veut pas bouger alors qu'elle souhaiterait le faire marcher à ses côtés. Agacée, elle est dans l'incapacité d'être claire dans ce qu'elle demande. Son visage s'est décomposé en quelques secondes. Elle est proche de la colère... "Je ne peux pas devant mes collègues" dit-elle (traduisez je ne peux pas montrer mon agacement, je ne peux pas montrer que je suis en colère). Je lui demande son émotion, elle est incapable de répondre car elle se débat intérieurement sur ce qui est politiquement correct. La tension monte et elle quitte la piste, en larmes.

Réhabiliter les émotions est l'essence même de l'équi-coaching. Devant un cheval les émotions affleurent sans barrière alors que devant un coach humain nous pouvons perpétrer cette discipline d'étouffement que nous pratiquons quotidiennement. Vivre une émotion et partir en vrille sont deux choses différentes. C'est sans doute une des raisons pour laquelle l'entreprise écarte soigneusement tout aspect émotionnel de son horizon aseptisé.




Les chevaux nous apprennent à réunifier les émotions en les vivant au coeur de notre corps. Redécouvrir, parfois découvrir le confort de s'exprimer sans auto-censure permet de reprendre les rênes de notre communication et de notre vie.

L'expérience vécue de se vivre mentalement ET émotionnellement est bouleversante et permet à l'authenticité de l'être de se déployer... sans pour autant partir en vrille!

J'aurais bien proposé à cette coach de haut niveau mentionnée en début d'article de venir voir mes chevaux... tout ce qu'il y avait de merveilleux en elle aurait pu s'exprimer rapidement et se déployer au grand jour. Assise sur sa chaise elle s'efforçait d'être parfaite, lisse, sans un cheveu qui dépasse, sans une poussière sur l'apprêt de sa jolie robe stricte... et heureusement son corps continuait de s'exprimer : sous le fard il y avait de belles émotions et un véritable sourire.


* Cité par Miriam Gablier dans son article intitulé "Les molécules des émotions" publié dans l'Inrees, 21-10.13



lundi 7 octobre 2013

Trouvez-vous un joyeux!

Avec quoi démarrez-vous le matin? C'est sûr vous commencez par un thé vert menthe ou un jus d'orange ou un verre de lait ou un café ristretto... what else? Des toasts, un croissant... Oui d'accord, et encore?
... vous ne voyez toujours pas? Quelle est votre émotion du moment quand vous commencez votre journée? En êtes-vous conscient(e)?

Dès les paupières levées nous commençons par nourrir nos pensées de sentiments, d'émotions pas toujours des plus agréables.
Souvent stressé(e) parce qu'il y a urgence de réveiller les enfants, retrouver les chaussettes qui se désunissent dans les tiroirs, sortir le chien qui menace de se liquéfier devant la porte du jardin, nourrir ce petit monde, embrasser ce petit monde sauf si - trop pressé(e) - vous envoyez un retentissant "A ce soir!" en claquant la porte pour sauter dans votre voiture et rejoindre rapidement les embouteillages. Et que faites-vous dans les embouteillages? Vous écoutez la radio qui vous bassine d'informations dont l'ingrédient de base agrémentera une humeur déjà bien fulminante. A moins que vous ne preniez le métro pour vous agglutiner à d'autres lodens et costumes rayés dans les rames, écouteurs vissés aux tympans, Smartphone ou Androïd à 15 cm des yeux jusqu'au bureau... et parfois vous ratez votre station, ce qui augmente encore un peu le taux d'adrénaline dans lequel vous naviguez sans en être conscient(e) depuis un bon moment.

Et si vous changiez d'ambiance? ... en privilégiant la joie comme fuel de fonctionnement. La joie vous rend léger, vous ouvre à de nouvelles expériences, vous donne confiance en vous. Nous sommes hélas matraqués d'émotions bien moins pétillantes à longueur de journée. Et puis ça n'est pas très sérieux la joie!
Et puis ... et puis ça ne s'invente pas comme ça la joie, il faut une "raison" ... Ah bon? A contrario, quelle est la raison qui vous pousse à voir rouge ou broyer du noir ou du gris très foncé?

Nous nous emmurons dans des pensées dévalorisantes tellement inconfortables qu'il est préférable de penser que c'est la faute aux circonstances extérieures (le bureau mal disposé qui a fait que j'ai perdu mes moyens...), le client qui bredouillait (ce type ne savait pas s'exprimer, quel nul alors...), etc... alors que regarder en nous offre tant d'autres possibles...
Bon, je suis mal à l'aise pour ce rendez-vous alors je vais faire en sorte que ça se passe bien. Je connais mon sujet, j'ai mes notes, je peux déplacer le bureau pour recevoir ce client, je peux témoigner de mon malaise et poser les questions sans perdre mon fil rouge. Et... je peux activer la joie à l'intérieur!

Vous n'avez pas l'habitude, soit. J'ai bien envie de vous dire oubliez la raison et la joie s'installera. La joie se diffuse et le langage non verbal est souvent plus performant pour ressentir la joie. Si ça ne vous vient pas comme ça, trouvez-vous un joyeux!. Les joyeux sont profondément contagieux. Parmi les joyeux vous avez les chevaux et pas qu'eux, les animaux ont l'art de pouvoir nous mettre en joie.


Beaucoup de mes coachés me témoignent que quand leur journée est plombée ou qu'une collaboration est difficile, ils repensent à ce moment de partage avec le cheval. Ce moment de partage qui a fait qu'ils ont compris ce qui devait s'activer en eux pour transformer le plomb de leur pensée en or à vivre et qu'il y ait ce shift décisif. Ce changement qui par le langage non verbal les a mis en mouvement, et les a fait passer d'un état de survie à l'épanouissement en quelques secondes.

La joie rend créatif, la joie rend compréhensif, la joie est communicative. Et nous sommes des êtres de communication, profondément. Pour trouver la voie de cette communication il est parfois nécessaire de se retirer du langage verbal et des pensées dans lesquelles nous avons trop souvent l'habitude de nous enfermer... et ce très tôt le matin avant même d'avoir avalé le ristretto!

Si vous avez peur des chevaux, voici un joyeux qui vous fera repartir avec ce moment "waow" qui peut être à l'origine de vos journées. Cela prouve que le langage non verbal est universel et c'est efficace en 3 minutes.
Voici Bobby McFerrin invité du World Science Festival.