mardi 26 janvier 2016

Et de l'aisance relationnelle naît le charisme


Quelle est pour vous la juste posture managériale? Avez-vous déjà eu envie d'améliorer votre aisance relationnelle? Que mettez-vous en oeuvre pour créer une relation dite "win-win"? Comment vous y prenez-vous pour faire adhérer une personne à votre point de vue?

Tout se joue dans les premières secondes de la rencontre et l'équicoaching permet de révéler votre modus operandi quand vous créez du lien.

La relation au cheval va mettre le focus sur la compréhension et la compassion plus que sur la force et l'intimidation.

Le cheval inspire la force, la puissance, la liberté. Il intimide. L'idée de se sentir à l'aise en sa présence et en lien à cette force est très enviée.  Avec lui comprendre le ressenti de ce que prendre sa place signifie profondément prend tout son sens.

-"J'adore les chevaux, mais j'en ai une peur bleue!" me dit cette manager à qui j'explique ce qu'est l'équicoaching.

De la posture découle la qualité d'une relation où il y a souvent un enjeu de place et de sécurité. Gagner sa place, commander ou au contraire laisser l'autre gérer la situation et se désengager de ses responsabilités.

Quand ça se passe mal, chacun a tendance à penser que c'est l'autre qui doit changer de comportement.

Avec un être vivant de 600 à 800 kg qui peut vous bousculer de manière définitive la position authentique est un apprentissage immédiat.




Pourtant la condition première - au-delà des kilos - ne serait-elle pas tout simplement de revenir à soi pour pouvoir évaluer quand et où se sentir émotionnellement et physiquement en sécurité?

Comment savoir ce que c'est que de se sentir en sécurité? Par la façon dont on se définit en termes de valeurs et de besoins.

Voici une proposition de définition en trois étapes qui apparaît très naturelle dans la seconde même où l'on est seul(e) en présence d'une situation nouvelle.

Étape 1. Tolérer
... ou pas! C'est là où l'on est pas très à l'aise et où le droit à la sécurité doit s'exercer. C'est là qu'être sur la défensive est la première option avec des piques émotionnels très inconfortables (vulnérabilité, peur, colère, honte, culpabilité pouvant aller jusqu'à la dépression). Nous sommes défini par tout ce que nous ne voulons pas, tout ce que nous n'aimons pas, tout ce que ne pouvons pas gérer. (J'adore les chevaux,  mais j'en ai une peur bleue!)


Étape 2. Accepter
C'est là où nous pouvons voir ce qui nous insécurise mais plutôt que de nous en défendre fortement, nous pouvons le reconnaître et chercher son contraire. Utiliser le contraste pour définir que ce que nous préférons est plus enviable que le fait d'utiliser l'insécurité comme propulseur. Nous sommes défini par ce que nous aimons et ce que nous détestons. (...j'en ai une peur bleue!)


Étape 3. Profiter
L'erreur est bannie à cette étape. Quand vous vous définissez par ce que vous aimez, tout est juste. C'est là où nous nous sentons suffisamment en sécurité pour aller de l'avant. Nous savons que notre besoin de sécurité est comblé et qu'il n'est plus nécessaire d'être sur la défensive. C'est ce qui nous laisse libre de nous définir par ce que nous aimons, ce que nous voulons, ce que nous apprécions et ce que la vie a à nous offrir. (J'adore les chevaux...)

On le voit derrière l'enjeu de la place se dégage une notion affective très forte. Il y va de la notion de valeurs, d'identité, de vision du monde et la notion de justice. Et avec l'idée d'avoir raison! Ce qui importe peu au cheval. Pour lui seule une position coopérative à responsabilité limitée lui vient spontanément. Je te suis, tu me suis, nous faisons quelque chose ensemble... ou pas!

Comme cette jeune femme terrorisée de se retrouver avec un grand cheval lors d'un séminaire d'entreprise. Après que je l'ai invitée à se mettre en sécurité et qu'elle puisse reprendre ses esprits je lui propose un nouvel exercice... qu'elle a très envie de faire malgré sa peur.

"Qu'est-ce qui est le plus fort : la peur ou l'envie d'essayer?"

Ce fut l'envie et elle pu faire un parcours en compagnie d'un cheval à l'écoute de ses propositions et dans le plaisir de le réussir ensemble.

Et comme la vie en entreprise est constituée de hauts et de bas dans diverses situations, nous pouvons revisiter ces différentes étapes à plusieurs reprises. Et quand nous pouvons revisiter chaque étape la posture s'affine, s'ajuste pour évoluer avec fluidité.

Avec le cheval l'ajustement va plus vite qu'en entreprise parce qu'il voit exactement qui est en face de lui et ce sur quoi la communication se base :

  • Une position haute : autorité, agressivité
  • Une position basse : impuissance, sabotage
  • Une position assertive : sécurité, fluidité

En sa bienveillante présence les prises de conscience émergent sans barrière :

- "je me suis toujours laisser envahir jusqu'à l'étouffement de peur d'être abandonné, là je me sens bien, le cheval me respecte, je le respecte et chacun a sa place"

- "c'est simple finalement, j'existe, il existe et nous avons tous les deux une place juste"

- "je me rends compte que je force les relations pour qu'on me voit et je me plains du manque de respect alors que le respect c'est autre chose que de la force"

Se repositionner sur ces trois étapes permet d'évoluer en étant en sécurité : tolérer, accepter, profiter... Et de la sécurité se construit l'aisance relationnelle. Et de l'aisance relationnelle naît le charisme.

On le voit les chevaux nous connectent à notre fragile condition d'être humain; nos croyances, nos attentes, tout ce qui conditionne notre intelligence relationnelle. Les chevaux nous permettent d'améliorer nos compétences de communication en toute bienveillance.


vendredi 6 novembre 2015

L'équicoaching ... un fourre tout galvaudé?

Vous êtes en droit de savoir ce que vous pouvez attendre d'une offre d'équicoaching. 

Ayant déjà évoqué les différences entre l'équicoaching et l'équithérapie. Aujourd'hui j'aimerais aborder le thème de l'équicoaching et de l'équitation éthologique. Car vous devez savoir que si on vous propose de monter à cru sur un cheval au bout d'une demie journée vous aurez tout fait sauf de l'équicoaching.

Pour schématiser car il y a beaucoup de courant qui se sont développés, disons que l'équitation éthologique est une méthode venant des Etats-Unis importée en France principalement par Pat Parelli via Silvia Furrer une femme de cheval qui a beaucoup d'intuition. Le génie de Pat a été de décliner son approche en 7 étapes  pour établir une relation avec un cheval sur le principe de confort vs inconfort et ce dans l'unique but d'obtenir du cheval ce que l'on veut qu'il fasse pour nous.

Cette méthode s'adresse uniquement aux cavaliers ou aux personnes potentiellement cavalières. L'enseignant doit être lui-même instructeur en équitation éthologique, et de préférence sanctionné par ce que l'on appelle des "savoirs éthologiques" ou des "niveaux Parelli" étoilés ou pas, ou instructeur ANH, Firfol et autres courant (en France, en Suisse et en Belgique). Il peut aussi avoir fait des études d'éthologie dans une Université.

Si vous avez un cheval et que vous souhaitez faire de la compétition en complet, il est évident qu'il va falloir apprendre à votre cheval à entrer dans un van. Le principe de l'équitation éthologique va donc être de mettre le cheval dans l'inconfort à chaque fois qu'il évitera le van (les chevaux sont claustrophobes) pour qu'il finisse par céder en allant là où on lui dit d'aller. 

Selon la finesse de l'instructeur, le degré de confiance entre les deux protagonistes, le cheval va donc être obligé de sortir de sa zone de confort, mis sous stress (car tout son instinct lui hurle que cet endroit étroit est dangereux pour lui). 

L'amalgame qui peut être fait entre l'équitation éthologique qui propose des services de coachings et/ou d'équicoaching est de retrouver des instructeurs qui vont faire la même chose avec le client : l'obliger à sortir de sa zone de confort...C'est bien toute l'ambiguité du coaching par ailleurs car le client est souvent demandeur. Il souhaite quitter sa zone de confort sans savoir consciemment comment s'y prendre.

Si l'on vous demande de faire bouger un cheval dans un rond de longe avec une cravache à la main, c'est autre chose que de l'équicoaching.  Vous allez repartir avec la fierté de savoir faire bouger une masse vivante de 500 kg avec une pression si nécessaire. Mais fondamentalement qu'aurez-vous découvert de votre leadership?

Faire bouger le même cheval sur une piste sans autre instrument que vous-même, vos pensées, vos émotions, vous fait découvrir vos solutions à créer du lien.  Et l'équicoach formé à une éthique de coaching et de respect du cheval vous aide à faire émerger vos solutions sans jamais vous mettre en stress et parfois en vous ramenant au respect de vos limites.



L'équicoach va laisser le cheval faire des propositions à son client pour que celui-ci puisse explorer par le ressenti l'apprentissage de son positionnement grégaire, de l'intelligence émotionnelle, l'ouverture des lobes frontaux, la gestion du stress, le pouvoir de ses propres croyances, etc...Pour faire une comparaison osée avec l'exemple qui précède sur le cheval et le van, il va laisser son client explorer le van à son rythme pour découvrir que c'est un espace agréable. Jamais il ne mettra son client dans l'inconfort et le stress. C'est l'ouverture du champ des possibles dans un rapport de vivant (l'humain) à vivant (le cheval)

L'expérience était unique et dévoile vraiment des connaissances sur soi-même en tant que personne, nous dira Fatima, manager, après une journée d'équicoaching d'entreprises.

L'équicoach va laisser son client explorer les propositions du cheval et là où il souhaite aller en activant le coaching par le développement de ses propres solutions sans jamais imposer quoique ce soit. Si l'on vous place dans une piste seul avec un cheval, les mains vides, cela vous apprend que vous êtes un être vivant qui peut avoir beaucoup de scénarios sur ce qui pourrait se passer avec cet autre être vivant qui de son côté a envie ou pas de venir à votre rencontre. Et quand il vient à votre rencontre jusqu'où acceptez-vous qu'il s'approche? Avec quelle attitude? Et s'il s'éloigne... Comment allez-vous rentrer en contact avec lui? Qu'est-ce qui se passe pour vous? ... c'est de l'équicoaching!

Après une journée sur les compétences de leader, Stephen témoigne : 
Le point fort de cette journée a été d'être sensibilisé à la différence entre l'autorité et le pouvoir. Le premier étant plutôt tributaire de mon quotient émotionnel.

Ce témoignage démontre à quel point il est important de laisser les rencontres se faire car elles sont fondamentalement formatrices. Cela se déroule dans la découverte et la conscience de soi. Monter à cru sur un cheval sur une demie journée ou apprendre une technique à l'aide de cravache ou tout autre instrument contondant nous met dans une position de pouvoir et de dominance vis-à-vis de l'autre. C'est grisant peut-être mais en cas de stress cela sera totalement contre productif. L'équicoaching peut vous faire découvrir toute la différence.

Les propositions de service s'adressent à toutes personnes, sans aucune connaissance équestre, qui souhaitent évoluer soit en milieu professionnel ou privé. Et les cavaliers sont bienvenus!... 

Le cheval est toujours dans le confort. Quand il a le droit de s'exprimer il devient un authentique curseur de vérité qui fait avancer là où l'on en a besoin, et non là ou l'enseignant pense que vous en avez besoin. 

On est loin d'un rapport de dominance, c'est une totale collaboration pour apprendre à évoluer. Et si le client exprime le souhait de monter à cru ce sera la cerise sur le gâteau d'un apprentissage de soi sur plusieurs heures étalées sur plusieurs semaines et avec l'accord du cheval. Jamais parce que l'on a imposé au cheval au bout d'une demie journée le poids d'un inconnu sur son dos. 

L'équicoaching est un apprentissage global alors qu'avoir fait une formation de coach et une formation d'instructeur éthologique sont deux apprentissages différents dont l'application est plus compliquée. 

L'équicoach doit donc avoir une formation d'équicoaching spécifique c'est-à-dire au sein même de sa formation avoir fait l'apprentissage de la double posture de coach, d'équicoach et d'avoir appris à "écouter" le cheval dans toutes les dimensions de ce qu'il peut exprimer. Il ou elle peut bien sûr être instructeur en équitation éthologique sans que cela soit essentiel.

La présentation d'une certification d'équicoaching est préférable car les formations d'équicoaching offrent la garantie d'un réel travail sur soi en étant accompagné du cheval. 

La certification détermine la maturité de l'équicoach, sa compréhension des outils, l'acquisition de la double posture de coach et d'équicoach d'une grande justesse tout en vous garantissant qu'il ou elle ne sera jamais dans la prise de pouvoir de vos apprentissages,... et sans jamais obliger le cheval!




lundi 7 septembre 2015

La peur du jugement de l'autre

Christine est totalement perdue. Elle a peur des chevaux.

Elle est assise sur le bord des fesses, regardant par terre. Elle doute de sa démarche :

- J'ai peur des chevaux et je travaille avec eux. Vous êtes ma dernière chance, j'ai déjà été chez des psys de toutes sortes. Personne n'a pu m'aider...


- Je suis ne pas psy, je suis équicoach. Qu'est-ce qui vous fait croire que je peux vous aider?

- Les chevaux!

Bien qu'au passage j'admire son intuition, ai-je moi envie d'aider quelqu'un qui démarre en me disant en substance qu'après l'équicoaching point de salut?... je doute! Il y a comme un défi dans sa voix et un grand désespoir aussi.

Je lui demande ce qui l'amène. Elle travaille avec des enfants et des chevaux et ... elle a peur! De plus en plus! Elle a peur des chevaux qui sont "imprévisibles parce qu'ils ont peur de tout" et pour se donner du coeur au ventre elle boit. Au début ce n'était pas beaucoup, juste un peu pour se donner du courage. Et elle se rend compte qu'elle a besoin d'aide pour tout et elle a honte.

Après avoir recherché la situation idéale qui serait de remonter à cheval, nous nous quittons et elle promet de m'écrire dès qu'elle s'y est mise. Elle m'envoie en effet un mail très formel comme une check list : c'est fait!

Je la félicite et apparemment je suis la seule de nous deux à être heureuse de sa réussite!

Elle s'engage alors à remonter un autre cheval. Même scénario elle m'envoie un mail très formel comme une check list : c'est fait!

Mes félicitations la laissent de marbre. Je sens une immense résistance, plus qu'une vue de l'esprit ou un aspect de théorie analytique, c'est vraiment une résistance physique, comme un mur qu'elle construit entre elle et moi... Et que je construit de mon côté en doutant de plus en plus d'être à même de l'aider!

La résistance est un mouvement

D'un autre côté, je m'en réjouis aussi. La résistance est un mouvement. Un mouvement en sens contraire. Cela veut aussi dire qu'un changement est déjà amorcé. Elle découvre la construction de ses propres schémas mentaux. Qu'est-ce qui l'a empêché de changer jusqu'ici? Il y a sans nul doute un bénéfice à être dans cette situation, voire de l'empirer.

Systématiquement, avec le cheval choisi pour son accompagnement en équicoaching, elle demande  à ce que la jument reste calme et ne bouge pas. Et oui!! Le changement c'est bouger, et bouger c'est changer, et changer c'est dangereux... Et c'est ce qui se passe. La jument semble à chaque fois complètement léthargique.

Christine, qui a peur du vent autant que des chevaux se trouve à la séance suivante dans une mini tornade. A nouveau elle demande à ce que la jument reste calme. Elle, Christine, sursaute au moindre craquement de bois du lieu où nous sommes qui, je l'avoue, prend des allures de navire en pleine tempête. Debout depuis 1867 le bâtiment est sûr et indémontable. J'attire son attention sur le fait que la jument reste totalement zen et que l'équation d'imprévisibilité des chevaux est à écarter.

Ma cliente s'engage pour la fois suivante à faire une promenade en main avec un de ses chevaux. Le mail formel est envoyé : c'est fait!

Quand ma cliente revient la fois suivante, il y a de l'orage. Décidément l'environnement fait tout pour me rendre service! Avec un grand sourire elle me demande si c'est raisonnable de faire la séance puisqu'il y a de l'orage. Et... Christine a peur de l'orage! Elle s'assoit sur le canapé et ressemble à un animal traqué.... seulement elle sourit. Beaucoup. Et le ton monocorde est là :

- Voilà, c'est fait. J'ai promené le cheval. Et je n'éprouve aucun plaisir.

Et nous y sommes! Le plaisir. Où a-t-il disparu dans son histoire? Impossible d'en parler, les éclairs et le tonnerre auront raison de la séance. Elle prend rendez-vous pour la fois suivante et lui prêtant de quoi se couvrir, je l'accompagne sous des trombes d'eau jusqu'à sa voiture dans laquelle elle restera jusqu'à la fin des turbulences.
Quand je sors mes chevaux un peu plus tard, je la vois quitter le parking et elle me fait un signe de la main, très hautaine... je doute de la voir au rendez-vous fixé.

Mais non! Elle est là. Je lui demande ce qui s'est passé pour elle. C'est tout simple, elle a peur, elle sait pourquoi  et c'est comme ça. Elle a raison. Elle sourit à nouveau.

Je lui fais remarquer qu'elle me confie être terrorisée alors qu'elle sourit comme si elle m'annonçait une nouvelle très heureuse... ça la fait sourire plus fort encore! Je suis prête à métacommuniquer sur nos résistances et  le doute que j'ai de pouvoir l'accompagner  - d'autant qu'elle a quelque part déjà posé le verdict d'échec puisque personne n'a été à même de l'aider jusqu'ici.

Nous allons voir la jument et là dans un moment de totale révélation elle me dit :

- J'ai des tensions dans le dos parce que vous me jugez!
- Qu'est-ce qui vous fait croire que je vous juge?
- Pour aider quelqu'un il faut le juger!
- Pour aider quelqu'un l'écoute et la bienveillance dans l'absence totale de jugement sont les seules choses qui puissent vous aider. Je vous remercie infiniment du courage que vous avez de me dire que vous pensez que je vous juge.

Un des schémas mentaux les plus répandus est le jugement de l'autre

D'un seul coup l'immense résistance que je sentais depuis le début tombe. J'ai immensément de compassion pour cette femme qui s'est emmurée toute seule et vient d'ouvrir une toute petite fenêtre sur un autre monde... La jument, une fois de plus, est restée sans bouger. Elle mâchouille calmement, la tête vers le bas.

Je me sens aussi fragile que ma cliente... une carapace vient d'être brisée. Comme si un poussin venait d'éclore sur la piste. La jument très calme nous regarde d'un oeil protecteur et cela me conforte dans la prise de conscience du moment.

Christine vient de découvrir un des schémas mentaux qui l'empêche d'évoluer : le jugement du monde! C'est son propre jugement qui vient d'être mis en scène et elle peut vivre en totale sécurité que changer de croyances ne fait pas son monde s'effondrer.
C'est à l'intérieur d'elle-même qu'elle a peur de tout. Et c'est insupportable. "Si je me juge indigne, je vais donc juger que c'est à cause des chevaux qui sont imprévisibles, de l'orage qui tue, voir de l'autre qui est incapable de m'aider... "jusqu'au jour où Christine constate être en perte de vitesse sur tout ce qui l'entoure.



Un des schémas mentaux les plus répandus est le jugement de l'autre. Il nous protège de notre vulnérabilité. Etre vulnérable c'est perdre nos repères pour essayer autre chose et cela va bien au-delà que simplement "sortir de la zone de confort". C'est essayer autre chose autrement sans savoir si cela réussira... et c'est une compétence de leadership.
Cela permet de découvrir que nos structures mentales sont tellement limitantes qu'elles minent notre confiance en nous et qu'en acceptant de découvrir un autre fonctionnement notre pouvoir personnel devient précieux et opérant.

jeudi 23 juillet 2015

Prendre sa responsabilité est un signe de leadership

Je reçois en consultation privée d'équicoaching des personnes qui me demandent de les aider à "aller de l'avant",  à "maîtriser" leurs émotions.
Avec des idéaux déraisonnables de perfection glaciale présentant au monde une version fausse de ce qu'elles ressentent vraiment, elles recherchent à être justes... sans se rendre compte qu'elles se sont perdues en cours de route!

Nous avons tous d'incontournables "ressentis" qui sont l'expression physique de nos émotions et ce dès la naissance!
Se priver de ces ressentis est se priver d'une part importante de notre intelligence et de nos apprentissages.

Quand l'entourage l'ignore, ou est sans maturité à pouvoir vous aider à le rencontrer, ce fameux ressenti est déstabilisant. Le cheval est seulement et avant tout dans le ressenti. Il ne parle pas, il ressent. Il ressent si vous êtes joyeux ou en colère, ou encore triste... et c'est à cette émotion qu'il répond.




Quand nous sommes dans le faire et le verbal nous nous coupons d'une part importante d'informations : nos émotions. L'apprentissage avec le cheval va être de se reconnecter à soi, aux émotions et à leur message.

Lors d'une intervention avec des managers de haut niveau, cette jeune femme expérimente son assertivité en invitant le cheval à faire une figure sur la piste. Figure dont elle a elle-même décidé le tracé. Le cheval ne bouge pas et l'émotion monte. "Je suis en échec" me dit-elle.

Le cheval aurait-il envie d'être en lien avec une personne qui se vit en échec?

Nous faisons un rapide point pour qu'elle puisse se centrer et réaliser qu'il s'agit plus d'être avec l'autre que de préfigurer ce qu'il y a à faire et .... le cheval la suit! Et il la suit sur l'entièreté du parcours qu'elle a décidé. Elle partagera :

"Avant le centrage, je n'étais pas avec lui. J'étais dans le résultat final avant même qu'on ait démarré et en pleine frustration. Une technique équestre ou un code m'aurait sans doute permit de le faire bouger mais je n'aurais rien appris sur moi."                                                

Dans le monde équestre on va vous dire de ne pas "montrer" votre peur ou vos émotions et l'enseignement va être de vous faire croire que par des pressions ou des codes vous avez résolu le problème.
Il s'agit moins de montrer ou non quelque émotion que ce soit que de tout simplement accepter de la ressentir.

Autrement dit, il s'agit moins de les maîtriser que de les accepter telles qu'elles sont! Et apprendre à privilégier et cultiver celles qui procurent une énergie positive sans pour autant étouffer les autres.

Une des principales caractéristiques des personnes qui réussissent est qu'elles expriment leurs émotions d'une part et leur joie en particulier.

Lors d'une autre journée d'entreprise cette femme chef d'entreprise est en bavardage constant avec le cheval qui la bouscule un peu. J'interviens et elle me dit "je suis quelqu'un de verbal". Je l'invite à s'ancrer et le cheval refuse de la suivre pour continuer son parcours. Elle se plaque un sourire sur le visage et la tension monte. Sourire ne signifie pas montrer de la joie. Nous pouvons sourire et être en colère au coeur de nous-même. La pression artérielle de l'émotion réprimée va influencer le cheval.

Elle avoue courageusement :

"c'est difficile d'être assertive sans être agressive".                                                                  

Augmenter l'énergie signifie communément de se durcir. Il s'agit plus d'être claire et de démontrer de la satisfaction dès l'obtention d'un signe dans la bonne direction pour que la confiance s'installe et que le parcours se mette en place. Comme avec un collègue de bureau en somme!

La joie est une émotion qui se partage et qui permet d'avancer. Une des raisons principales de se fixer un objectif et de vouloir le rejoindre est la joie d'avoir pu l'atteindre, la joie d'avoir pu le partager, la joie d'être félicité, l'anticipation de la joie qui pourra se vivre pour l'étape à venir. Savoir que la joie active notre envie de vivre, de découvrir et d'entreprendre devrait faire réfléchir. Encore faut-il que cette joie soit authentique ...

Loin de toute équitation même éthologique,  l'équicoaching est ici la découverte écologique de vous-même car prendre sa responsabilité est un signe de leadership. Et prendre sa responsabilité est de reconnaître qu'un "sois parfait" n'est pas authentique.

Etre leader c'est reconnaître ses imperfections, accepter d'être vulnérable et démontrer aux autres comment vous vous débrouillez avec ces émotions.v

lundi 13 juillet 2015

Leadership de manager question d'émoi...

Ils sont quinze managers debout à regarder les chevaux qui galopent dans le pré. Le thème de la journée est "les défis que rencontrent les managers dans l'exercice de leur leadership". 
Le leadership semble être devenu la priorité, développer son leadership, l'exercer, le montrer, le démontrer. Souvent assimilé à de la dominance il est plus exactement une question de lien,  de lien à soi et à l'autre, de communication et de clarté de cette communication, de respect de soi et de l'autre.
Le leadership n'est pas une question de pouvoir hiérarchique, le leadership est une autorité naturelle et cela s'apprend. Loin de tout mental, de tout rationnel, cela s'apprend via la lecture d'une énergie communément partagée : l'émotion!
En effet si le QI (quotient intellectuel) est plus ou moins inné, il intervient pour très peu dans une carrière professionnelle,  le QE (quotient émotionnel) par contre peut s'apprendre et devenir un vrai talent. L'Université de Berkely en Californie a mené une étude de l'évolution professionnelle de plusieurs de leurs étudiants sur 40 ans. Ceux qui avaient le quotient émotionnel le plus élevé ont révélé 4 fois plus de réussites professionnelles que leur niveau de formation.
L'émotion se vit au niveau du corps par une sensation agréable comme la joie ou désagréable comme la peur ou la colère, cette émotion exprime un message qui, s'il est écouté, permet de vivre avec aisance et fluidité ce qui est l'apanage d'une autorité naturelle.
Comme nous les chevaux ont des émotions et pour être en harmonie avec eux il faut être en harmonie avec soi et ce que l'on ressent ... même si c'est désagréable! Et c'est ce que vont découvrir ces managers tout au long de la journée.


Etre en harmonie avec le cheval demande d'être en harmonie avec soi

Au travers des différentes interactions que ces quinze managers auront avec les chevaux ils vont découvrir ceci :
  •  Il est plus facile d'entretenir le mouvement que de l’enclencher : 
Un projet demande que l’on y croit pour que le mouvement s’amorce. Pour cela il faut y mettre de l’énergie. Certains participants ont naturellement cette énergie et d’autres ont fait l’apprentissage que pour y aller il faut y croire ! Y croire transparaît dans le corporel d’où la prise de conscience pour certains de l’inutilité du langage verbal

  •  Etre connecté et présent change tout :
La communication est claire et les parcours même compliqués peuvent prendre place. Etre sceptique, être dans une notion d’impuissance empêche de déployer les informations. Par contre être présent fait avancer tout le monde

  • Prise de conscience qu’une communication claire est essentielle pour un retour en adéquation avec la demande :
Une communication claire permet de faire des feedbacks au plus près de ce qui se passe, cela motive, donne confiance et envie de se dépasser

  •  Pour une communication claire il est nécessaire de prendre du temps :
La précipitation brouille la communication. Prendre son temps pour savoir comment communiquer et savoir sur quoi le participant communique vraiment : est-ce sur son projet, sur l’attitude de l’autre, sur un sentiment désagréable qu’il tente de dissimuler ?

  •  Nécessité de s’adapter grâce à la prise de recul :
Se poser permet de se concentrer pour rester connecter, cela permet de voir comment améliorer ce qui se passe. Etre clair et précis est très aidant.

  • Constat de la difficulté de demander des indications plus claires car il y a une certaine tendance à   penser que le leader « sait » et qu’il est de sa responsabilité de voir quand quelque chose ne va pas => réguler en temps réel en demandant des feedbacks :
C’est un constat un peu général. Les participants ont des difficultés à demander de plus amples informations quand les indications ne sont pas claires pour eux. Si le leadership exercé dans l'entreprise véhicule des données de positionnement hiérarchiques cela peut expliquer cette difficulté à demander.

  • Relativité les erreurs – il y a toujours moyen de rectifier le tir :
Que la responsabilité relève du leader, du manager ou de l’équipe il est toujours possible de tirer parti de ce qui s’est déroulé pour faire mieux autrement

  • Importance des encouragements sur la motivation et sur la réussite :
Certains participants ont démontrés des talents de facilitateurs en encourageant vers l’objectif, l’impact sur la confiance est immédiat

  • Quand la légèreté et l’humour s’installent la fluidité s’invite aussi et l’énergie dégagée apporte un climat positif qui offre des possibles : 
C’est avec légèreté et humour que la confiance a pu s’installer et permettre certains «exploits »

  • La directivité se doit d’être dosée et circonstancielle :
Certains participants ont constatés qu’en cas d’immobilisme être directif permettait de débloquer la situation. Avoir le dosage juste (osez dosez) permet de garder un leadership situationnel efficace

Si vous n'écoutez pas ce que votre corps vous dit c'est comme si vous ne lisiez pas les messages que quelqu'un vous envoie.

Si vous n'écoutez pas ces messages cela se traduit par une augmentation de la tension artérielle et non seulement vous la ressentez mais votre ou vos interlocuteurs également, et que ceux-ci soient bipèdes ou quadrupèdes!... Cela va affecter le champ magnétique du coeur des êtres en présence... quand je dis des êtres il s'agit aussi de l'environnement et donc des chevaux.

Au cours de cette journée les managers auront appris à lire les messages de leur boîte mail en quelque sorte.

En lisant ces messages ils ont pu découvrir leur style préférentiel de leadership et également apprendre à exercer de nouvelles compétences. En toute bienveillance ils ont appris pourquoi c'est si difficile de changer et à quel point le changement est subtil et facile si on l'accepte... tout simplement!

Ils nous laisseront deux témoignages que nous devons garder anonymes pour le respect de la vie privée et que nous vous livrons néanmoins ci-dessous:

« Tout manager devrait avoir une journée avec le cheval : longue vie à l’équicoaching » (témoignage anonyme)

«Vous êtes sceptique, vous ne le serez plus à la fin de la journée avec les chevaux » (témoignage anonyme)


vendredi 3 octobre 2014

Sortir du rapport de forces par l'équicoaching

La jeune femme en face de moi est épuisée : "Je n'en peux plus de ce travail. Je donne, je donne, je donne... et le week-end je dors. Mais je ne vois pas ce que je peux faire d'autre."
Après un échange d'où il ressort des périodes d'épuisement constant tant au niveau professionnel que privé nous allons voir les chevaux. Je lui donne comme consigne d'être avec le cheval dans le ressenti et rien d'autre.

Le tableau est bucolique. Le cheval broute près d'elle, il y a du soleil. On entend des oiseaux au loin. Elle arbore un grand sourire de bonheur. Pourtant la scène bascule de manière presque imperceptible. Le cheval la pousse un peu, oh pas méchamment, juste un peu... Elle recule, il fait un pas plus franc pour qu'elle se déplace là où il veut. Je demande à la jeune femme de venir vers moi :

- Qui mène la danse là?
Elle sourit :
- C'est lui.
- Pourquoi le laissez-vous faire?
- Je suis totalement démunie. En fait, j'ai une peur bleue de couper le lien ou d'être rejetée...

Et ... tout les coups sont permis!

Dans le rapport de forces, l'autre peut vous envahir, vous écraser, vous traiter n'importe comment.  La nécessité de maintenir le lien laissera la porte ouverte à toutes les maltraitances. Et le lien n'est pas nécessairement de l'ordre de l'affectif.

Cette autre femme assise devant moi est en dépression depuis plusieurs années. Elle parle de son parcours professionnel et me cite, entre autre, d'avoir été assistante d'un DRH qui, lorsqu'il devait licencier quelqu'un se mettait dans le mood en envoyant du Richard Wagner à plein volume dans tout le bureau. Qui d'autre qu'elle-même acceptait de continuer sa collaboration professionnelle avec un personnage qui l'insupportait?


Cet autre nous-même dans le rapport de force...

Cet autre qui nous envahit se trouve souvent être ... nous-même!!!...

Nos croyances sur les rapports de force sont tellement fortes que nous sommes prêts à accepter n'importe quoi.

- J'ai besoin de ce salaire
- Je ne veux pas me retrouver au chômage
- Ca prendra des siècles de quitter ce poste, il y a tant à transmettre
- Me mettre en danger à mon âge est impossible
- Qui d'autre que moi peut gérer cette boîte?

La croyance qu'il n'y a pas moyen d'en sortir est telle que l'on maintient l'insoutenable jusqu'à l'écoeurement. Et l'on arrive à ce paradoxe que l'énergie que l'on met à résister à ce rapport de forces est tellement épuisante que l'on a plus la force de sortir de ce rapport!

Il serait possible de disserter des heures sur le sujet et s'épuiser encore.

Le cheval va mettre en lumières dans les premières sessions cette incapacité à poser des limites. Pas besoin de grandes phrases, il sait très bien qui a de la force pour faire face et qui n'en a pas et aura besoin de grandir. Apprendre à se poser des limites à nous-mêmes d'ailleurs.

Ne plus accepter que n'importe qui puisse dire n'importe quoi à n'importe quel prix au regard du positionnement que NOUS lui accordons.

Il s'agit parfois de retrouver son identité tout simplement. Le mental a déjà fait trop de dégâts ("ne dis rien", "laisse tomber", "c'est pas grave", "écrase",...) alors que tout le corps hurlait par différents malaises qu'il faut rétablir une relation saine à soi-même d'abord et à l'autre ensuite.

Poser les limites permet de grandir, de savoir qui l'on est, ce que l'on veut, ce que l'on est prêt à accepter (ou non), savoir où on veut aller et avec qui. Ca permet de trouver la porte d'entrée de notre responsabilité du scénario de vie dans lequel on évolue et qui ne nous plaît plus.

Bien sûr nous avons tous le droit de penser que c'est le DRH qui est à l'origine de notre malaise... PAR CONTRE si l'on change de paradigme en reconnaissant que nous sommes à l'origine de l'acte de cautionner un comportement qui déplaît par peur du chômage, il est possible de mettre un levier en action. Ca vous dirait d'essayer?

mercredi 3 septembre 2014

Le burn out dépassé par l'équicoaching

"Je suis à deux doigts du burn out" me dit cette cliente qui pleure en face de moi depuis 10 minutes "je suis épuisée, je ne supporte plus la pression de l'environnement".
- Oubliez les deux doigts : vous y êtes!
"Oui, sanglote-t-elle, je sais. Mon médecin me l'a dit, mais je ne veux pas.
- Qu'est-ce que vous ne voulez pas?
"Je ne veux pas m'arrêter..."
- De quoi avez-vous peur en vous arrêtant?
"Je ne sais pas ... enfin si je sais ... du vide.."
L'hyper-investissement émotionnel une limite à surveiller
L'hyper-investissement émotionnel une limite à surveiller
La rentrée est signe de bonnes résolutions et la Chambre a approuvé un projet de loi sur le burn out. Aujourd'hui en Europe 1 cas sur 2 d'absentéisme a pour origine le stress au travail.

Des études faites par l'Institut de Neurocognitivisme sur le mal être au travail mentionne qu'une des principales causes de ce mal être relève à 41 % de l'hyper-investissement émotionnel.

L'éloge imbécile de la performance

Les émotions sont notre indicateur privilégié d'évolution pour notre appréhension du monde. Dans une société qui, dès la maternelle, met l'accent sur la performance il n'est pas étonnant qu'à l'âge adulte la source d'investissement principale pour obtenir satisfaction soit le travail, le travail et seulement le travail. Et pour y arriver il faudra sacrifier les émotions... ces émotions que nous n'écoutons pas et qui nous disent pourtant, et nous répètent souvent, que nous passons les bornes!

En vérifiant l'entourage des personnes qui viennent me voir, je constate une grande solitude. Non pas que l'entourage soit pauvre, mais parce qu'il faille, là aussi, être performant dans la relation.

"Je n'en peux plus, me dit cette autre IT manager en poste dans une multinationale américaine. Tout le monde s'intéresse à mon compagnon mais moi c'est comme si j'étais un meuble! Ma fille c'est pareil, au plus j'en fais au moins elle voit ce que je fais...
Même chose au travail, j'ai été manger avec une collègue, elle m'a fait un compliment sur ma carrière parce qu'elle a lu mon identité sur l'organigramme interne, sinon elle n'aurait rien dit. Personne ne reconnaît ce que je fais, et "on" me demande d'en faire toujours plus. Mon cerveau va tellement vite qu'il faut que je freine dans mon anticipation de solutions. J'en ai marre de cette situation, je suis épuisée.

Dans la rencontre au cheval cette personne ne verra pas le cheval qui vient vers elle... la jument ira jusqu'à la bousculer pour qu'elle réalise qu'un intérêt s'installe si pas chez elle, chez la jument!

"Je rentre de vacances et je me rends compte que mon cerveau s'est déjà mis en mode "boulot", me dit cette HR travaillant à un niveau qu'elle pensait impossible à atteindre. Je suis sur le qui-vive, je cherche la moindre trace de défaillance dans ce que je fais. C'est comme si mes vacances n'avaient servi à rien!..."

Nous irons voir les chevaux sous une pluie battante dans des tourbillons de vents furieux. L'expérience de les voir la croupe contre le vent et totalement zen en plein tapage naturel la fait éclater de rire. Pataugeant dans la boue, elle s'est approchée d'eux sans qu'ils ne manifestent le moindre mouvement. Etre comme eux...

Les croyances maltraitantes

Faire plaisir, être la/le meilleur(e), faire un effort, être fort(e) sont autant d'injonctions qui vont faire souffrir jusqu'à la maladie. Entre autre. Car comme le dit Pierre Firket, fondateur de la Clinique du stress à Liège, dans un article sur rtbf.be-info :

"... la causalité travail-souffrance psychologique n'est pas facile à faire. Mais je pense que plus les années passent, plus on se rend compte que les mutations organisationnelles ont été telles ces dernières années au niveau des entreprises que l'on voit vraiment émerger de nouvelles pathologies comme le burn-out et ça je pense que ça prendra peut-être encore des années mais c'est un signe très positif que de pouvoir en tout cas avoir ce genre de préoccupations et dans le fond de permettre à une entreprise de développer une qualité de bien-être au travail pour que tout le monde finalement y trouve un peu son compte. C'est l'évolution d'une loi qui date de 1996, nous sommes en 2014. Vous imaginez tout le temps qu'il a fallu pour enfin continuer à évoluer et à développer de nouveaux processus et entre autres de donner un cadre légal qui permet aux différents intervenants d'agir en conséquence".
L'efficacité du ressenti
L'efficacité du ressenti
Quand le cheval redonne du sens...

Il était comme un souvenir d'enfance empoussiéré sur une étagère de leurs souvenirs. Ces personnes sont venues à moi par curiosité. L'efficacité du cheval dans leur accompagnement les a surpri
"Je suis heureuse d'être venue ici, j'ai appris que je pouvais gérer les choses autrement. S'il n'y avait pas eu le cheval, je ne pense pas que j'aurais pu mettre en place tout ce qui m'a sauvé..."

Et sauver c'était pour l'une la réorientation professionnelle, pour l'autre changer de regard sur son job, pour un autre encore avoir osé chercher un autre emploi, ou revoir les options de leur couple... Toutes ces personnes étaient comme anesthésiées dans une situation qu'elles pensaient sans issue.

C'est bien cette anesthésie qui représente le danger car les émotions sont constamment muselées voir carrément brûlées. Elles évoluent dans un territoire sans limites complètement angoissant. La rencontre au cheval les replace au coeur de ce qui les agitent et permet de comprendre qu'elles se sont privées de l'indicateur le plus précieux : celui de l'émotion. Se faisant, elles ont découvert ou re-découvert plus encore: se permettre de ressentir ces émotions, de les comprendre et enfin de (re)vivre!